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    22

    2018
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Comédia théâtre la compagnie du temps présent joue AGAMEMNON LE samedi 6 octobre à 20h30 et dimanche 7 octobre  à 16h

Comédia théâtre la compagnie du temps présent joue AGAMEMNON LE samedi 6 octobre à 20h30 et dimanche 7 octobre à 16h

Tout commença un jour de violence.

C’est THYESTE qui lance la malédiction contre toute la descendance de son frère ATRÉE, son rival au trône d’Argos, après avoir été victime d’une terrible vengeance de la part de son frère : THYESTE ayant séduit la femme d’ATRÉE, ce dernier égorge les très jeunes enfants de son frère, et les lui sert à dîner en un banquet monstrueux. Seul EGISTHE survivra au carnage.

Ce faisant, ATRÉE renouvelait « l’exploit » de son grand-père TANTALE : pour prouver aux Dieux leur bêtise, il leur avait servi lors d’un banquet son propre fils PÉLOPS, qu’il avait assassiné… et cuisiné. Mais les dieux avaient repoussé l’horrible festin (seule une épaule fut mangée par une déesse distraite…), ressuscité PÉLOPS, et plongé TA NTALE au fin fond du Tartare, effrayant fleuve des Enfers où il subit pour l’éternité le supplice qui porte son nom.

La lutte fratricide entre ATRÉE et THYESTE va se poursuivre, telle une vendetta, à travers AGAMEMNON, fils d’ATRÉE, et EGISTHE, seul fils survivant de THYESTE, dans le contexte de la guerre de Troie.

MÉNÉLAS, le deuxième fils d’ATRÉE, et roi d’Argos, voit sa femme la belle Hélène enlevée dans son palais grec par le troyen Pâris. Une expédition punitive est montée contre les Troyens : elle durera 10 ans. C’est AGAMEMNON qui prend la tête de la coalition grecque. Mais il commet en route un acte sacrilège : il se vante d’avoir tué un cerf avec une si grande adresse que même la déesse de la chasse, Artémis, n’aurait pu l’égaler. La déesse en colère fait tomber les vents, clouant sur place les vaisseaux grecs. AGAMEMNON doit sacrifier sa fille IPHIGENIE. Il la fait venir avec la reine CLYTEMNESTRE sa femme, sous le prétexte fallacieux de lui faire épouser Achille, le plus grand des guerriers grecs. Puis il la fait égorger. CLYTEMNESTRE, déchirée par cet acte contre-nature, attend patiemment le retour de son mari pour se venger.

Pendant les 10 ans que dure l’absence d’AGAMEMNON, CLYTEMNESTRE prend pour amant EGISTHE (fils de THYESTE). Au retour d’AGAMEMNON, les deux amants, par ruse, tuent le guerrier, ainsi que sa captive troyenne Cassandre dont AGAMEMNON voulait imposer la présence à sa femme, jusque dans le lit conjugal. EGISTHE s’empare alors du pouvoir, et s’impose roi d’Argos.

 

Mais c’est sans compter sur les enfants de CLYTEMNESTRE et d’AGAMEMNON : si ELECTRE parvient à éloigner son jeune frère ORESTE , qu’elle confie à des étrangers de passage, elle –même vit dans la haine de sa mère et dans le culte du père mort, et attend comme une bouée de sauvetage le retour et la vengeance d’ORESTE.

Sept ans plus tard, ORESTE (qu’on croyait mort) revient en effet venger son père lâchement assassiné. Avec l’aide d’ELECTRE, il tue les amants. Il est alors poursuivi par les Érinyes, déesses de la vengeance qui sous la forme de chiennes invisibles, martyrisent sans relâche ceux qui ont tué quelqu’un de leur propre sang.

Mais la déesse Athéna lui fera rendre justice, et interrompra le cycle de la malédiction en faisant juger ORESTE le matricide, non par les dieux, mais par les hommes, instaurant sur la colline de l’Aréopage à Athènes le premier tribunal de l’histoire des hommes.

 

NOTE DE MISE EN SCÈNE :
La mythologie grecque me passionne depuis mon enfance.
A 6 ans je reçois mon premier livre, en classe de 6ème je découvre l’Odyssée d’Homère et en classe de 5ème ma rencontre avec « Andromaque » de Jean Racine… Les Atrides, la Guerre de Troie…
Ma première mise en scène, il y a 10 ans, « Quand Racine rencontre Euripide, Andromaque », d’après Racine et Euripide me plongea dans cette quête des Atrides.
Aujourd »hui, dix ans plus tard, la réalisation de l’Orestie me semble une évidence.
Le théâtre antique m’a toujours paru être un théâtre de l’instant, intemporel.
Eschyle, Sophocle, Euripide, Homère, Virgile,… me sont tout aussi proches que nos auteurs contemporains.
La poésie , la dramaturgie et ce sacré, ce divin, Dionysos, le Dieu du Théâtre et de la Vigne …
La malédiction des Atrides, le sacrifice d’Iphigénie, tuer sa fille pour gagner la Guerre, Hélène qui s’enfuit avec Pâris, l’Amour, l’Orgueil, le courage de tous ces héros, Priam qui demande à Achille le corps de son fils Hector, Andromaque qui tient tête à Pyrrhus alors que son fils est menacé… tant de courage et de bravoure… de quoi faire rêver quand aujourd’hui le monde se perd entre individualisme, épanouissement personnel, réussite professionnelle et financière.
L’axe de mise en scène est simple. Raconter une histoire universelle, transmettre un héritage fort et SURTOUT, profiter du génie de nos poètes antiques pour réveiller les consciences. Le Théâtre est un outil de lutte contre la médiocrité contemporaine égoïste. Le Théâtre rassemble les peuples. Il rassemble les « bonnes idées ». Il permet d’avancer et de construire, encore et toujours, l’avenir de notre monde, aujourd’hui, avec intelligence et bienveillance.
La mise en scène représente pour moi l’art de l’Union et du Visuel. Deux concepts complémentaires. L’Union parce qu’il est inconcevable de créer au Théâtre sans la notion de groupe. Et le Visuel parce que tout Art est visuel et se doit de l’être.
Ici la trajectoire est simple : raconter une histoire extraordinaire grâce à l’extraordinaire : l’acteur et l’image qu’il renvoie. Je souhaite que le spectateur rêve. Je souhaite qu’il voyage et qu’il grandisse. La trajectoire, le fil conducteur, c’est le personnage multiple, le Chœur, le Héros Sans Nom, au service du beau, du désir, de ce que le spectateur veut voir : du magique et de l’unique. Je souhaite que la Grèce Antique se grave en chacun des spectateurs et qu’elle lui permette de trouver la Sagesse.
La trajectoire du spectacle est guidée par le Chœur, personnage innombrable, le peuple, nous tous. C’est notre histoire, notre fierté, notre envie d’un monde meilleur.
Ici, il est question de respirer ensemble pour envisager l’avenir avec confiance et force. Cette Force que les Atrides ont gagnée sans jamais baisser les bras. Nous sommes tous un Atride, nous pouvons changer le monde, il suffit d’en prendre conscience.

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